Actualité
Publié le 28/07/2026
Flop 10 Maisons individuelles 2026 : la couverture en petits éléments toujours en tête
Le Rapport de l’Observatoire de la Qualité de la Construction confirme la première place de la couverture…
Le Rapport de l’Observatoire de la Qualité de la Construction 2026 place pour la première fois les équipements sanitaires en tête du Flop 10 des logements collectifs, avec 10,7 % des désordres, devant les fenêtres et portes-fenêtres traditionnelles extérieures.

Le graphique présente les typologies de désordres en pourcentage de l’effectif pour les logements collectifs, sur la période 2023-2025 et au regard des trois dernières décennies.
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Le poste Équipement sanitaire représente désormais 10,7 % des désordres et prend la première place du classement.
« Les défauts de calage et l’introduction des bacs à douche sans ressaut portent une part importante de l’explication de cette tendance », déclare Abed Berrabah, responsable politiques des marchés professionnels et entreprises chez MMA.« Il faut aussi prendre en compte le fait que les normes sont plus sévères en logement collectif qu’en maison individuelle, et que les utilisateurs sont aussi plus exigeants qu’avant », déclare Jean-Pierre Thomas, expert en construction et directeur technique adjoint de la société 3C.
Avec 8,5 % des désordres, les fenêtres et portes-fenêtres traditionnelles extérieures occupent la seconde place, contre seulement 4,7 % sur 2006-2015.
« Sans doute la technique n’a-t-elle pas suffisamment évolué », déclare Jean-Pierre Thomas, expert en construction et directeur technique adjoint de la société 3C.
« On observe à la fois des défauts de mise en œuvre et de fabrication pour ce qui concerne l’étanchéité à l’air et à l’eau des menuiseries extérieures », déclare Abed Berrabah, responsable politiques des marchés professionnels et entreprises chez MMA.
Les causes de la sinistralité observées sont multiples et concernent à la fois les défauts d’exécution, comme les calfeutrements à la jonction avec les supports de gros-œuvre (11 % des cas), les défauts liés à la réalisation des appuis (plus de 22 % des cas) ou encore les défauts liés à la qualité intrinsèque de fabrication de la menuiserie qui présente des défauts d’étanchéité (17 % des cas).
Les revêtements de sol intérieurs reculent à 7 % des désordres, contre 8,5 % sur 2006-2015, aussi bien en nombre qu’en coût.« Une tendance que l’on peut attribuer aux textes normatifs et à une volonté de l’Union des Carreleurs de faire évoluer le métier grâce à des règles de mise en pratique un peu plus strictes », déclare Jean-Pierre Thomas, expert en construction et directeur technique adjoint de la société 3C.

Le graphique présente les typologies de désordres en pourcentage de l’effectif pour les logements collectifs en rénovation, sur la période 2023-2025 et au regard des trois dernières décennies
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Les toitures-terrasses non accessibles avec isolant et protection rapportée arrivent en tête avec 10,9 % des désordres (+4 points par rapport à 2006-2015). La sinistralité liée aux complexes d’étanchéité des toitures-terrasses a plus que doublé en dix ans, ce qui montre une grande faiblesse du traitement des points singuliers.
« On a perdu les savoir-faire à l’ancienne tel que le coulage d’asphalte à chaud, qui était plus compliqué à mettre en œuvre mais plus performant dans la durée. Aujourd’hui, on fait plus rapide et moins complexe », déclare Jean-Pierre Thomas, expert en construction et directeur technique adjoint de la société 3C.« La mise en œuvre des toitures-terrasses avec protection lourde nécessite des poseurs qualifiés et une bonne organisation du chantier et de son calendrier. L’intervention d’autres corps d’état sur ces toitures-terrasses avant la mise en œuvre de la protection rapportée peut être très dommageable », déclare Laëtitia Nezan, référente métier clos-couvert / second-œuvre chez Dekra Industrial.
Les équipements sanitaires représentent près de 8 % des désordres et occupent la troisième place du classement en rénovation.
« Les désordres liés aux équipements sanitaires peuvent être induits par l’installation de plus en plus courante de douches sans ressaut dans des biens existants et du fait de défauts de pose et de calage », déclare Abed Berrabah, responsable politiques des marchés professionnels et entreprises chez MMA.
« Il est nécessaire, en rénovation, de réaliser des diagnostics des ouvrages existants, première étape à la faisabilité de la rénovation. Or ces diagnostics sont malheureusement incomplets ou absents », déclare Laëtitia Nezan, référente métier clos-couvert / second-œuvre chez Dekra Industrial.
Données issues du rapport 2026 de l’Observatoire de la Qualité de la Construction – Base Sycodés (1996-2025)
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