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Rénovation énergétique : quand les détails font la performance
Revue Qualité Construction N°217 - Septembre/Octobre 2026
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Maillon faible de la rénovation énergétique, les interfaces entre lots de travaux concentrent l’essentiel des risques techniques. Pour les anticiper, le programme PROFEEL s’est attaché à documenter et diffuser des solutions concrètes, nées de l’observation des pratiques sur le terrain et d’un solide partenariat entre les parties prenantes. Une dynamique collective, associant artisans, formateurs et experts techniques, qui a permis de transformer des savoir-faire de terrain en ressources partagées et opérationnelles.
Dans le paysage de la rénovation énergétique, un point demeure souvent sous-estimé : le traitement des interfaces. Ces zones de jonction concentrent pourtant l’essentiel des risques techniques. C’est là que s’infiltre l’air, que s’installent les ponts thermiques, que naissent les pathologies. S’ajoute à cela le contexte de la rénovation de maisons individuelles, qui se fait rarement d’un seul tenant. La rénovation par étapes s’impose pour des raisons économiques et pratiques, révélant un autre mal structurel : la difficulté d’anticipation. Une entreprise intervient aujourd’hui sans savoir comment travaillera la suivante dans cinq ans. Résultat : le second lot hérite des limites du premier.
Le problème est autant technique que culturel. L’approche « lot par lot » fragmente la responsabilité. L’interface, parce qu’elle implique deux métiers, n’appartient finalement à aucun lot. Elle est rarement chiffrée, donc rarement valorisée et, souvent, négligée. Le client ne perçoit pas l’enjeu, l’entreprise hésite à la vendre, et la performance finale s’en ressent.
Un angle mort des référentiels techniques
À l’inverse du neuf, la rénovation n’est pas soutenue par un cadre réglementaire fort sur les ponts thermiques ou la perméabilité à l’air. Résultat : chaque chantier « réinvente » sa méthode, avec pour conséquence une surconsommation énergétique lorsque les interfaces sont mal gérées dans un parcours de rénovation trop fragmenté. Ce sujet est longtemps resté un angle mort des référentiels techniques, laissant les artisans et les entreprises souvent seuls face à des situations complexes, traitées au cas par cas sur le terrain. Un constat que nuance toutefois Nawfal Boutahir, directeur du Bureau de normalisation des techniques et équipements de la construction du bâtiment : « Les difficultés rencontrées au niveau des interfaces ne résultent pas toujours d’une absence de règles techniques. Elles peuvent également provenir d’un manque de formation ou d’information, d’une coordination insuffisante entre les acteurs ou d’une vision trop cloisonnée entre parties d’ouvrages. »
C’est à partir de ce constat, mais aussi de l’observation de solutions réellement efficaces en situation de chantier, que les acteurs du programme PROFEEL ont décidé de lancer un projet spécifiquement dédié aux interfaces. L’objectif n’a pas été d’écrire une nouvelle règle ni de viser l’exhaustivité, mais de proposer une gamme de ressources pédagogiques, fondées sur des exemples concrets issus du terrain, pour inspirer et sécuriser les pratiques. « L’enjeu n’est pas nécessairement une norme “interfaces” qui viendrait se substituer aux NF DTU existants, mais l’identification des points de jonction sensibles », précise Nawfal Boutahir. Autre spécificité du projet : ces solutions sont adaptées à la fois à la rénovation globale et à la rénovation par étapes, avec un temps long entre la réalisation des différents lots, pouvant nécessiter la mise en place de dispositions provisoires.
Le dialogue entre corps d’état est essentiel. Une réunion avec tous les intervenants et le maître d’ouvrage avant le chantier permet de résoudre la plupart des problèmes d’interfaces. Une fois les travaux lancés, difficile de les rattraper.
GWENDAL LECOMTE / ARTISAN FORMATEUR, SPÉCIALISÉ EN PATRIMOINE ET EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
Le projet « Interfaces » s’attaque à un angle mort de la rénovation : les jonctions entre lots de travaux. Comment avez-vous travaillé pour produire des contenus et qu’est-ce que cela a impliqué pour vous ?
Sébastien Delmas — Nous avons mobilisé différents agents du Cerema ayant chacun une expertise à faire valoir sur le sujet (étanchéité à l’air, architecture, connaissance des NF DTU…). Puis nous avons réalisé de manière systématique et itérative une analyse des Règles de l’art pour chacun des lots concernés afin d’identifier les jonctions, et donc les interfaces déjà prises en compte ou non. Les difficultés étaient liées à l’absence de références ou de mentions particulières, et à certains types de travaux qui ne sont pas encore encadrés par des DTU, s’appuyant plutôt sur des avis techniques ou des guides (RAGE ou PROFEEL). L’Asder travaillait à partir de son expérience terrain et des pratiques d’artisans partenaires, puis nous contrôlions que les propositions étaient bien conformes, ou en tout cas qu’elles n’étaient pas en contradiction avec les textes des Règles de l’art.
Le parti pris : nous n’avons pas cherché à dire comment il fallait traiter l’interface, nous avons cherché à montrer une manière possible de traiter l’interface, à partir des Règles de l’art, des pratiques et réalités du terrain. L’idée n’était pas d’être prescriptif mais d’amener des exemples acceptables par tous.
Le projet cible en priorité les entreprises intervenant en lots séparés, sans maître d’œuvre. Comment avez-vous conçu les solutions et les formats pour qu’ils soient directement utilisables sur le terrain ?
S. D. — L’AQC a imaginé des rendus en format vidéo et des calepins de chantier avec des vues 3D, plus lisibles que des plans ou des coupes, avec à chaque fois un phasage détaillé des étapes de mise en œuvre. De manière générale, nous nous sommes systématiquement mis à la place de l’artisan sur le chantier pour identifier les difficultés auxquelles il pourrait être confronté : est-ce que l’enchaînement de pose est réalisable ? Est-ce qu’il est possible d’atteindre cet élément pour le visser ? Etc. En amont de ce travail, dans l’équipe de projet, l’Asder produisait une première solution du traitement possible de l’interface sur la base d’exemples terrain des artisans.
La collaboration a été réussie grâce à une volonté partagée de réussite pour avancer sur un sujet crucial. Nous avions tous une appétence forte pour trouver des solutions.
Le projet « Interfaces » a réuni des acteurs aux profils et aux cultures très différents. Comment s’est construit ce travail collectif ?
S. D. — La collaboration a été réussie grâce à une volonté partagée d’avancer sur un sujet crucial. Nous avions tous une appétence forte pour trouver des solutions. Aujourd’hui encore, ce sujet est trop souvent absent de l’organisation très cloisonnée des chantiers. Cela s’est fait par itérations successives, le temps que chacun trouve ses marques et son juste positionnement. Le résultat ? De très bons retours quand on présente le projet, un accueil positif de la profession… Les organisations professionnelles ont apprécié ce travail collectif qui pourra alimenter la réflexion et les travaux normatifs.
Cent solutions nées du terrain
Dans ce cadre, 100 solutions de traitement de jonctions entre lots de travaux ont été priorisées puis scénarisées, geste par geste. Ce travail de fond a été piloté par l’AQC, avec le concours du Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) et de l’Asder (Association savoyarde pour le développement des énergies renouvelables), partenaires du projet, ainsi que de la CAPEB (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) et de la FFB (Fédération française du bâtiment), fortement mobilisées dans la gouvernance du programme PROFEEL.
Sans texte de référence existant sur ces jonctions entre lots, il a fallu produire des contenus et des solutions. Côté Asder, Guilian Leroux, formateur et conseiller énergie entreprises, souligne l’approche artisanale des solutions : « Il n’y a pas de texte de référence, mais des chantiers qui se font tous les jours. Lors de chantiers de rénovation avec une réelle ambition de performance, les artisans se creusent la tête pour traiter ces interfaces : ils doivent créer et inventer des solutions, et il en sort souvent des choses intéressantes. » Un constat que complète Sylvain Jobard, formateur thermique du bâtiment et chargé d’ingénierie pédagogique à l’Asder : « Le parti pris a été de se baser au maximum sur les pratiques de terrain et la façon de faire des artisans. Dans tous les cas, nous avons essayé d’éviter les solutions “hors-sol” ou théoriques, pour rester le plus pragmatique possible. »
Cette approche issue du terrain a ensuite été passée au crible du Cerema, garant de la conformité aux Règles de l’art. Sébastien Delmas, chef de groupe au Cerema, revient sur cette démarche : « Nous avons mobilisé différents agents du Cerema ayant chacun une certaine expertise à faire valoir sur le sujet (étanchéité à l’air, architecture, connaissance des NF DTU). Puis nous avons réalisé de manière systématique et itérative une analyse des Règles de l’art pour chacun des lots concernés, afin d’identifier les jonctions et donc les interfaces déjà prises en compte ou non. L’Asder travaillait à partir de son expérience terrain et des pratiques d’artisans partenaires, puis nous contrôlions que les propositions étaient bien conformes, ou en tout cas pas en contradiction avec les Règles de l’art. »
Le processus de production de solutions techniques se déroule en plusieurs étapes (voir schéma plus haut) : la priorisation des sujets à traiter, la production de scénarios techniques de traitement des interfaces, la validation de ces scénarios par le Cerema, puis leur déclinaison dans différents formats (vidéos sur site, documents PDF téléchargeables…). Pour Martin Guer, directeur de l’observation à l’AQC, « Le projet s’est fait non pas du haut vers le bas mais des pratiques terrain vers la formalisation de solutions techniques. Le premier jet des solutions part des artisans. Il est ensuite étayé et mis en forme par l’Asder, puis consolidé par le Cerema. » Au total, entre l’écriture des scénarios et les tournages, plus de trente artisans ont été impliqués dans le projet.
Quelle est la vision du bureau de normalisation sur le sujet des interfaces en rénovation énergétique ?
Nawfal Boutahir — Du point de vue du BNTEC, les interfaces en général constituent un sujet technique à part entière, mais pas nécessairement associé à un ouvrage ou un lot en particulier. L’interface va résulter du croisement entre les métiers : menuiserie, isolation, étanchéité à l’air, etc. L’enjeu n’est donc pas nécessairement une norme « interfaces » qui viendrait se substituer aux NF DTU existants, mais l’identification des points de jonction sensibles. Ces derniers peuvent concerner la continuité de l’isolation, le traitement de l’étanchéité à l’air et à l’eau, ou encore la maîtrise des transferts de vapeur d’eau.
Quelle place ce sujet occupe-t-il aujourd’hui parmi les priorités des commissions de normalisation ?
N. B. — Ce sujet est central pour les commissions de normalisation en charge des NF DTU. D’ailleurs, une des attentes à l’égard des NF DTU est le traitement des points singuliers ainsi que la gestion de l’interface entre l’ouvrage relevant du NF DTU et les autres corps d’état. Ce fonctionnement présente un avantage : chaque commission dispose de l’expertise technique propre à son domaine. Cela dit, faire émerger une approche transversale est quelque chose de prévu également, sans pour autant empiéter sur les champs de compétence des autres commissions ni se substituer à leurs expertises.
Quel besoin précis le projet de DTU « Interfaces » cherche-t-il à couvrir que les référentiels existants ne couvrent pas aujourd’hui ?
N. B. — Le projet de DTU « Interfaces » devra répondre au besoin d’identifier les interfaces nécessaires à la bonne mise en oeuvre de l’ouvrage, mais qui ne sont pas suffisamment traitées dans les NF DTU. Il pourra préciser les informations à échanger, les conditions préalables aux interventions, les acteurs concernés, sans répéter ni modifier les prescriptions des NF DTU métiers.
Quels enseignements du projet PROFEEL « Interfaces » vous semblent les plus déterminants pour faire évoluer les référentiels ?
N. B. — Le principal est que les difficultés rencontrées au niveau des interfaces ne résultent pas toujours d’une absence de règles techniques. Elles peuvent également provenir d’un manque de formation ou d’information, d’une coordination insuffisante entre les acteurs ou d’une vision trop cloisonnée entre parties d’ouvrages. L’évolution des référentiels doit donc porter à la fois sur le traitement des interfaces insuffisamment couvertes, sur une meilleure articulation entre les textes existants et sur la clarification des informations à échanger entre les intervenants.
Demain, doit-on continuer à raisonner par ouvrage ou davantage par fonction à assurer ?
N. B. — À mon sens, il ne faut pas opposer ces deux approches. L’organisation par ouvrage et par métier reste indispensable et correspond à une réalité du marché. Les NF DTU devront continuer à se structurer ainsi. Cela étant, cette organisation doit être complétée par une lecture fonctionnelle et transversale. On parle alors de performance globale. À titre d’exemple, l’étanchéité à l’air et à l’eau ou la gestion de l’humidité ne peuvent pas être assurées par un seul ouvrage ou un seul corps d’état. Elles dépendent de plusieurs ouvrages successifs et de la qualité de leurs interfaces. L’objectif est de rechercher une performance globale, sans remettre en cause les compétences et les responsabilités propres à chaque métier.
L’enjeu n’est pas nécessairement une norme « interfaces » qui viendrait se substituer aux NF DTU existants, mais l’identification des points de jonction sensibles.
Une interface se situe par nature à la jonction de plusieurs ouvrages. Quelles méthodologies envisagez-vous pour l’intégrer dans des référentiels organisés par corps d’état ?
N. B. — La prise en compte des interfaces est déjà présente dans les référentiels techniques, notamment dans les NF DTU. Ces derniers traitent de nombreuses interfaces au moyen de prescriptions de raccordement de renvois entre textes, d’exigences relatives aux supports et aux tolérances, de limites de prestation ou encore de disposition de coordination. L’enjeu consiste donc en l’identification, la valorisation et la meilleure exploitation de ce qui existe déjà sur le terrain, notamment à partir des résultats de projets comme « Interfaces » de PROFEEL.
Des pistes peuvent être poursuivies pour améliorer l’articulation entre les NF DTU et les autres référentiels : améliorer les renvois de ces référentiels vers les NF DTU, harmoniser certaines formulations, ou encore clarifier les responsabilités et les points de coordination entre métiers. Des documents transversaux pourraient également rendre plus visibles les interfaces. Un projet de DTU « Interfaces » est en cours, en privilégiant une logique de coordination plutôt qu’un nouveau corpus autonome ; la vigilance principale sera d’éviter qu’il ne crée une nouvelle couche normative redondante avec les NF DTU métiers.
Aujourd’hui, ces solutions techniques sont progressivement transposées dans des formats directement exploitables par les entreprises et les artisans. La collection « Interfaces » du programme PROFEEL rassemble deux formats complémentaires : tutoriels vidéo et calepins illustrés. À ce jour (30 septembre 2026), 12 vidéos et 31 calepins sont disponibles sur le site Pro’RÉNO, via un configurateur dédié. Chaque calepin présente le traitement possible d’une interface entre lots de travaux, en synthétisant les étapes clés de manière illustrée, pour un usage en amont ou en cours de chantier.
Ce choix de formats répond directement aux usages du public visé. Comme le rappelle Guilian Leroux : « Ce public est compliqué à toucher, difficile à amener en formation, et pourtant il est essentiel à la réussite des chantiers. » D’où le choix de tourner les vidéos avec des artisans sur des chantiers réels plutôt que sur un plateau technique. Issus des retours terrain et des référentiels existants, ces documents apportent un appui technique concret, sans valeur normative ou contractuelle. Les exemples de traitement possibles ont été vérifiés par le Cerema, ainsi que par un large panel de métiers, unions et syndicats de la filière bâtiment. La collection va continuer à s’enrichir. « À court terme, annonce Vincent Thomas, directeur de projet à l’AQC, le configurateur de Pro’RÉNO va accueillir de nouveaux calepins et vidéos au service des pros. Puis, dans un second temps, nous quantifierons aussi les gains énergétiques et carbone pour chacune des interfaces sur la base de modélisations, en plus des pathologies évitées et du confort apporté ». L’enjeu est ici d’aider le professionnel à présenter favorablement des solutions qualitatives aux maîtres d’ouvrage.
Le traitement des interfaces n’est pas un détail technique : c’est le cœur invisible de la rénovation, celui qu’il faut penser et exécuter avec exigence. Une rénovation performante n’est pas une addition de gestes, mais une continuité à assurer, et c’est précisément dans ces zones charnières, encore trop souvent méconnues, que se joue l’atteinte des ambitions nationales de performance énergétique et de réduction de l’empreinte carbone.
Deux formateurs de l’Asder, Guilian Leroux et Sylvain Jobard, reviennent sur la genèse du projet « Interfaces » : entre pratiques de terrain et méthode, un travail collectif a permis de bâtir un socle de solutions pragmatiques.
Le projet « Interfaces » s’attaque à un angle mort de la rénovation : les jonctions entre lots de travaux, sans texte de référence existant. Comment avez-vous travaillé pour produire des contenus et des solutions ?
Guilian Leroux — Il n’y a pas de textes de référence, mais des chantiers qui se font tous les jours. Lors de chantier de rénovation avec une réelle ambition de performance, les artisans se creusent la tête pour traiter ces interfaces : ils doivent créer et inventer des solutions, et il en sort souvent des choses intéressantes.
Sylvain Jobard — Le parti pris a été de se baser au maximum sur les pratiques de terrain et la façon de faire des artisans. Quand il n’y avait pas d’information exploitable, nous avons imaginé ce qui aurait pu être faisable et fait valider ce principe par un professionnel de la mise en œuvre. Dans tous les cas, nous avons essayé d’éviter les solutions « hors sol » ou théoriques, pour rester le plus pragmatique possible. Ces scénarios ont ensuite été discutés en travail d’équipe avec l’AQC et le Cerema. Sébastien Delmas, du Cerema, a joué un rôle très important à cette étape en validant la conformité de la solution proposée avec la réglementation et les normes en vigueur.
Le traitement de l’interface implique souvent de se positionner à la frontière entre les deux référentiels techniques des lots étudiés, tout en restant compatible avec chacun d’eux. La notion d’interface devient alors plus « réglementaire » que purement technique.
“Le parti pris a été de se baser au maximum sur les pratiques de terrain et la façon de faire des artisans.”
Le projet cible en priorité les entreprises intervenant en lots séparés, sans maître d’œuvre. Comment avez-vous conçu les solutions et les formats pour que ces derniers soient utilisables directement sur le terrain ?
G. L. — Nous savons que ce public est compliqué à toucher, difficile à amener en formation, et pourtant il est essentiel à la réussite des chantiers. Pour essayer de les toucher, un premier sondage a été envoyé à un grand nombre d’artisans afin de cerner le support qu’ils consultent le plus. Une vidéo test a été réalisée et présentée à des artisans qui ont apprécié les gestes mais ont regretté le côté « trop propre » du lieu de tournage – un plateau technique. Pour obtenir une adhésion maximale, nous avons finalement choisi de réaliser des vidéos avec des artisans sur des chantiers réels. Cela leur permet de se projeter et de proposer des solutions performantes et réalistes (en temps comme en prix), et très pratiques.
S. J. — En nous appuyant au maximum sur les pratiques existantes, ce qui démontre leur faisabilité technique et économique. Les 2 formats retenus (vidéos et calepins numériques) ont pour vocation à être consultés sur chantier. C’est d’ailleurs un point d’amélioration future pour les calepins : les adapter au maximum au format smartphone.
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