Plaquette technique
Retrouvez l’actualité de l’AQC, de ses membres et partenaires dans le n° 217 de la revue Qualité Construction.

À Artigues-près-Bordeaux (33), le pôle dédié à la construction bois WoodRise Vallée prend forme. Porté par Bordeaux Métropole et l’Établissement Public d’Aménagement Bordeaux Euratlantique, avec l’appui de l’Institut technologique FCBA, le projet s’étend sur 9 hectares, dont 6 ha de terrains à bâtir et 4 500 m² de bâtiments existants.
Le site s’organise autour de trois espaces : un pôle Artisanat & Industrie pour l’accueil d’unités de production, un espace Technologie Construction 4.0 réunissant plateaux de formation en réalité virtuelle et outils mutualisés, et un espace tertiaire pour les structures ayant besoin de bureaux avec services associés. La première phase est achevée : le bâtiment A accueille désormais, en location, 1 500 m² de bureaux. Les phases suivantes se poursuivent, avec la rénovation de 3 200 m² supplémentaires prévue fin 2027, et la valorisation du foncier engagée depuis cette année.
📸 La délégation régionale de l’AQC, représentée par Catherine Laurent, est installée dans l’espace tertiaire de WoodRise Vallée. © Bordeaux Métropole
Ce guide aide les professionnels du bâtiment à repérer les signes d’un habitat dégradé : fissures et désordres structurels pouvant mener à l’effondrement. Il souligne l’obligation de signaler tout désordre à son client (maître d’ouvrage, propriétaire, syndic…), et en cas de risque grave, à la mairie. Il rappelle le comportement structurel du bâtiment et insiste sur l’importance d’une détection précoce : une fuite non traitée peut, par exemple, évoluer jusqu’à l’effondrement d’un plancher.
D’autres points de vigilance sont à prendre en compte : orientation des fissures, corrosion des métaux et des armatures du béton armé, désordres sur balcons, impacts de l’eau (infiltrations, remontées capillaires…), précautions lors d’une ouverture dans un mur porteur…
En cas de doute ou de désordre de gravité, il recommande l’intervention d’un diagnostiqueur expert (architecte, ingénieur structures) pour évaluer les désordres.

Financé par l’Ademe et Action Logement, et piloté par l’AQC, le retour d’expérience qualitatif mené sur un échantillon de 19 opérations (voir chiffres clés) par le Costic, et les bureaux d’études Enertech et Pouget Consultants, analyse les installations de Pompes à chaleur (PAC) centralisées air/eau en logements collectifs.
Quatre grandes thématiques émergent de cette enquête pour une amélioration de la qualité des installations et une optimisation de leur performance : implantation des équipements (acoustique, accessibilité, confinement…), régulation et analyse fonctionnelle, plan de comptage (optimisation des installations), et quelques points d’attention transversaux (calorifugeage des réseaux, qualité de l’eau, gestion du gel…). Un rapport sur les « 12 enseignements à connaître » sera publié dans les prochaines semaines. Sa parution sera précédée d’une webconférence organisée pour débattre des enseignements.
Quelques chiffres clés :
📸 Unité extérieure d’une PAC centralisée air-eau installée en toiture-terrasse, protégée par un habillage à claire-voie. Illustration des enjeux d’implantation (esthétique, acoustique et accessibilité) des équipements identifiés par le REX PAC AQC. © AQC

Confrontée à une facture énergétique alourdie de 50 Mds d’€ depuis le début de la guerre en Iran, la Commission a publié, le 17 juillet 2026, son plan d’action pour l’électrification afin de réduire la dépendance de l’Union européenne (UE) aux combustibles fossiles importés et le coût de l’électricité, désormais produite à 70 % à partir de sources d’énergie propres. L’ambition est claire : porter la part de l’électricité dans la consommation finale d’énergie de 23 % aujourd’hui à 46 % en 2040, tout en réduisant les importations de gaz (-70 %) et de pétrole (-40 %), afin de réaliser jusqu’à 260 Mds d’€ d’économies chaque année.
Les bâtiments sont au cœur de cette stratégie : ils représentent près de la moitié de la consommation de gaz de l’UE. Les pompes à chaleur (PAC) sont appelées à devenir le principal levier de l’électrification des usages. Aux quelques 30 millions d’unités déjà installées, la Commission estime que son plan pourrait porter le parc européen à environ 100 millions de PAC en 2040, en passant de 2,4 à 4 millions d’unités installées par an d’ici 2030. Pour y parvenir, elle entend lever les principaux freins économiques. Elle recommande notamment aux États membres de réduire l’écart de prix entre l’électricité et le gaz, d’appliquer une TVA réduite sur les PAC ou encore de mettre à disposition des outils numériques permettant aux ménages de comparer leur coût réel à celui des chaudières gaz ou fioul.
D’autres dispositions devraient être intégrées dans les initiatives législatives qui suivront au cours des prochains mois, notamment dans la révision du cadre des marchés publics afin d’accélérer le déploiement des PAC dans les bâtiments publics, ainsi que dans le futur règlement sur les services de construction pour renforcer les certifications en matière de travaux d’électrification.
– Jean Huvelin, directeur des affaires européenne, Cobaty International

En Auvergne-Rhône-Alpes, le cluster Eco-Bâtiment fédère plus de 250 professionnels engagés pour la performance environnementale des bâtiments (maîtres d’œuvre, industriels, bureaux d’études, institutionnels comme l’AQC…). Ce réseau connecte les compétences et impulse des synergies locales et sectorielles sur son territoire, avec un objectif commun : permettre à la maîtrise d’ouvrage de sourcer les solutions adaptées à ses projets en découvrant les innovations et expertises des adhérents. « On évolue tous dans la même région : comment faire pour travailler ensemble, être plus compétitifs et se positionner sur un modèle collectif », résume Marie-Soriya Ao, déléguée générale du cluster.
Mais l’ancrage régional n’empêche pas une vision plus large. Le Cluster rayonne aussi au niveau national, via le Réseau Bâtiment Durable, ou européen, notamment via le projet Life – Cosme Reno, qui réunit partenaires français, néerlandais ou italiens pour développer des solutions collectives de rénovation énergétique entre PME. Autres témoignages de l’effet catalyseur du Cluster, le projet FARE – Former les Acteurs de la Rénovation Energétique – ou les nombreuses Collab’ de l’Eco-Bât. Un modèle qui a fait ses preuves : le cluster Eco-Bâtiment fêtera ses 20 ans le 26 novembre prochain, à Lyon.
📸 Plus de 100 adhérents étaient réunis au Fort de Vaise (Lyon) le 7 juillet dernier pour le rendez-vous biannuel du Cluster. © Alexandre Moulard

Depuis 2015, l’AQC pilote pour la filière des programmes dédiés aux territoires ultramarins : PACTE, puis OMBREE (Outre-Mer pour des Bâtiments Résilients et Économes en Énergie). Ces initiatives ont notamment permis d’élaborer les Recommandations professionnelles pour la couverture en tôle ondulée et nervurée après l’ouragan Irma, afin de renforcer la résistance des toitures aux vents extrêmes.
Toujours dans le cadre d’OMBREE, et dans la continuité des travaux engagés dès 2017 par la délégation sénatoriale aux Outre-mer, l’AQC a organisé en février 2024 les Assises de la Construction Durable en Outre-mer. Réunissant les territoires ultramarins, elles ont abouti à la rédaction collégiale du Livre blanc de la construction durable en Outre-mer, proposant la création de cellules locales et d’un forum inter-Outre-mer pour faciliter l’adaptation des normes aux contextes ultramarins.
Ce travail de concertation a trouvé un prolongement législatif avec la promulgation, en juin 2025, de la loi portée par la sénatrice Audrey Bélim, créant les Comités Référentiels Construction ultramarins ; une démarche qui a mobilisé assureurs, acteurs ultramarins et instances nationales. Prochaine étape : la publication des textes d’application de cette loi pour rendre opérationnels ces comités.

La non-qualité dans le secteur de la construction génère des coûts importants, régulièrement évoqués mais jamais vraiment mesurés dans leur globalité. Le chiffre de 10 % des coûts de construction circule depuis des années, attribué à l’AQC et au CSTB, sans être solidement étayé. C’est précisément pour combler ce vide que cet état des lieux a été conduit : produire un premier état de l’art, identifier les zones d’ombre, et poser les bases d’une connaissance partagée afin, à terme, de mieux réduire ces coûts. La non-qualité y est définie comme l’ensemble des insuffisances, défauts ou défaillances par rapport aux exigences d’usage d’un projet, explicites ou implicites, apparaissant à une ou plusieurs phases du cycle de vie du bâtiment et générant des préjudices matériels ou immatériels.
Méthodologie et limites
La méthode repose sur trois piliers : analyse des sources disponibles, exploitation des données statistiques (France Assureurs, Sycodés/AQC, Insee, Anah…), et réalisation d’une trentaine d’entretiens semi-directifs conduits auprès de maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, entreprises, assureurs et experts construction pour pallier l’absence de données consolidées.
Les résultats dessinent un tableau préoccupant. Les reprises avant réception et la garantie de parfait achèvement représentent à elles seules environ 12 milliards d’euros par an. Les retards de livraison génèrent un surcoût estimé à 500 millions d’euros annuels pour les seuls logements neufs. Les désordres couverts par les assurances Dommages-Ouvrage et Responsabilité Civile Décennale (DO/RCD) atteignent 3 milliards d’euros de cotisations annuels. Au total, en intégrant l’impact sur la performance énergétique et les dommages aux biens, l’ordre de grandeur global avoisine 30 milliards d’euros par an, soit environ 10 % de la production économique du secteur.
Ces chiffres appellent toutefois à la prudence. L’analyse repose sur des hypothèses parfois incertaines, des sources hétérogènes et un périmètre volontairement borné : les erreurs de programmation, les pertes d’exploitation, l’impact de la non-qualité sur la plus grande sensibilité aux aléas climatiques, les dommages relevant de l’assurance Tous Risques Chantier (TRC)… n’ont pas été intégrés, faute de données suffisantes ; ces postes étant potentiellement très lourds, l’estimation avancée est vraisemblablement un plancher plutôt qu’un plafond. Les biais de perception des interlocuteurs et la grande disparité des situations selon les typologies d’ouvrages constituent des limites structurelles assumées.
Cet état des lieux inédit appelle avant tout à renforcer les dispositifs d’observation et les analyses technico-économiques, à mieux capitaliser les retours d’expérience, et à cibler les interventions sur les postes les plus générateurs de non-qualité tout au long du cycle de vie.
Source : État des lieux réalisé en 2026 par le CSTB et l’AQC.
Les chiffres clés
| Ordre de grandeur | Plage de variation | |
|---|---|---|
| Avant réception et garantie de parfait achèvement | 12 Mds € | 5 à 20 Mds € |
| Retards | 500 M€ | 500 M€ – 1 Md € |
| Dommages-Ouvrage/Responsabilité Civile Décennale | 3 Mds € | 3 Mds € |
| Dommage aux biens – Particuliers | 4 Mds € | 3-8 Mds € |
| Assurance aux biens professionnels | 2 Mds € | 1-3 Mds € |
| Baisse de performance énergétique | 8 Mds € | 4-10 Mds € |
| Total | 30 Mds € | 17-45 Mds € |
Source : CSTB-AQC

Score’RÉNO est un nouveau simulateur gratuit dédié aux professionnels de la rénovation énergétique. Intégré à la plateforme Pro’RÉNO, il permet de comparer l’empreinte carbone de différentes solutions de rénovation pour les maisons individuelles et le petit collectif, en phase chantier comme en exploitation. Concrètement, l’outil propose un parcours en trois étapes : renseigner les caractéristiques du bâtiment, configurer un ou plusieurs scénarios parmi sept lots de travaux, puis comparer les résultats à l’état initial non rénové.
Proposé en version bêta, l’outil s’appuie sur la base de données INIES, le moteur Énergie 3CL et le moteur Environnement du CSTB. Score’RÉNO permet ainsi de calculer le TRC (temps de retour carbone) d’un scénario de rénovation envisagé.

Porté par le Campus des Bâtisseurs et soutenu à hauteur de 5,5 M€ par France 2030, le projet FBCA (Formation des Bâtisseurs de Constructions d’Avenir) Excellence ambitionne d’améliorer et de créer des formations pour la transition écologique du bâtiment en Pays de la Loire.
L’AQC, membre du consortium, porte deux projets :
📸 Lancement officiel du projet FBCA (réunissant 11 acteurs) au lycée Livet à Nantes le 29 juin 2026, en présence de l’AQC, représentée par Emilie Roch-Pautet, déléguée régionale Grand Ouest. © AQC

Trois démarches structurantes pour la filière portées par l’Agence Qualité Construction (AQC) ont été reconduites dans le cadre de la 6e période du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : l’axe formation initiale du programme FEEBAT ainsi que, dans le cadre du programme PROFEEL, OMBREE 3 et Pro’RÉNO+.
Avec FEEBAT « Formation Initiale », l’ambition est de préparer les futurs professionnels du bâtiment aux enjeux de la rénovation énergétique. Le programme prévoit la création de nouvelles ressources pédagogiques dédiées aux gestes métiers de la rénovation performante. Il prévoit également le déploiement de 1 500 actions de formation auprès des enseignants et formateurs, ainsi qu’un soutien aux dynamiques locales destinées à renforcer l’offre de plateaux pédagogiques permettant l’apprentissage concret des gestes professionnels liés à la rénovation.
OMBREE 3 renforcera les travaux initiés en 2020 en faveur de la construction durable et résiliente dans les territoires ultramarins. Le programme accompagnera 14 nouveaux projets innovants, produira des référentiels techniques adaptés aux réalités locales et enrichira son offre de tutoriels vidéo et de calepins d’autocontrôle pour faciliter l’appropriation des bonnes pratiques de mise en œuvre. Plus de 65 actions locales de sensibilisation viendront compléter ce dispositif.
Pro’RÉNO+ poursuivra le développement du site proreno.fr, la plateforme de référence destinée aux professionnels de la rénovation énergétique. Plus de 60 nouvelles ressources techniques viendront enrichir l’offre existante sur des sujets clés (interfaces entre lots, réemploi, risques climatiques, etc.). La diffusion de ces ressources constituera également un axe majeur du projet.
À travers ces trois démarches complémentaires, l’AQC confirme son engagement aux côtés des professionnels pour sécuriser les pratiques, favoriser la montée en compétences et accompagner le développement d’une rénovation énergétique de qualité sur l’ensemble des territoires.