Fiche technique
Retrouvez les dernières actualités de la C2P. Consultez les familles de produits et procédés de construction mises en observation.
Dernière modification le 01/01/2026
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Rendez-vous sur le site de la Liste verte de la C2P : il recense tous les produits et/ou procédés de construction bénéficiant d’un ATec ou DTA en cours de validité, qui ne sont pas mis en observation par la C2P et sont ainsi considérés comme technique courante par les assureurs.
À ce titre, ils ne font pas l’objet de conditions spéciales de souscription d’assurance.
La C2P, véritable outil d’analyse de risques pour les acteurs de la construction, permet de distinguer les techniques courantes des techniques non courantes.

Cette commission, pilotée par l’AQC, regroupe des membres des organisations professionnelles suivantes : Afocert (Association française des organismes de certification des produits de construction), AIMCC (Association des industries de produits de construction, BNTEC (Bureau de normalisation des techniques et équipements de la construction du bâtiment), Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), FEDEA (Fédération de l’expertise en assurance), Filiance (Association professionnelle qui réunit les plus grands acteurs du Testing, Inspection, Certification [TIC]), CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), France Assureurs et FFB (Fédération française du bâtiment), ainsi que l’État en tant qu’observateur.
Les professions du bâtiment et de l’assurance construction, réunies au sein de l’Agence qualité construction (AQC), ont décidé de confier à la « Commission Prévention Produits mis en œuvre » (C2P) la prévention des désordres liés aux produits et aux procédés, ainsi qu’aux textes qui définissent leur mise en œuvre. En s’appuyant sur sa connaissance des pathologies et sur l’expertise de ses membres, elle a pour mission d’identifier les techniques susceptibles d’engendrer des risques de sinistres. Dans ce cadre, la C2P décide du classement en technique courante ou non des techniques de construction, et de la mise en observation de familles de produits ou de procédés de construction qui peuvent, éventuellement, faire l’objet de conditions spéciales de souscription d’assurance. Les constructeurs souhaitant prescrire ou mettre en œuvre les produits ou les procédés mis en observation sont donc invités à se rapprocher de leur assureur. Toute famille de produits ou procédés mise en observation fait l’objet d’un communiqué de la C2P diffusé par l’Agence qualité construction (AQC).
Les techniques considérées comme traditionnelles sont les techniques de mises en œuvre de travaux ayant fait l’objet d’un retour d’expérience suffisamment reconnu et probant. Elles ont pour vocation à être traitées dans les NF DTU. Lorsque la combinaison produits / mise en œuvre est considérée comme innovante, la CCFAT (Commission chargée de formuler les Avis Techniques) peut décider de mettre en œuvre la procédure d’Avis Technique (ATec). Les autres référentiels cités dans le schéma de la C2P peuvent traiter de techniques dont la traditionnalité n’est pas encore établie.
Les techniques de construction définies par référence à des documents normatifs français(1), ou à des Recommandations professionnelles issues des Grands Programmes pilotés par l’AQC, sont qualifiées de techniques courantes. Néanmoins, la C2P peut décider de la mise en observation de techniques de construction qui présentent un taux de sinistralité élevé ou potentiellement un risque de sinistres aggravés.
(1) Il s’agit des normes de produits et normes DTU de dimensionnement, calcul et mise en œuvre, des fascicules du Cahier des Clauses Techniques Générales (CCTG) applicables aux divers types de marchés. Les normes françaises peuvent résulter de travaux menés aux niveaux français, européen ou international.
Les Recommandations professionnelles de réemploi et les Règles professionnelles, lorsqu’elles sont acceptées par la C2P, sont considérées en techniques courantes. Celles non listées sont non examinées ou non acceptées par la C2P.
Pour les techniques ou produits nouveaux, la C2P examine les Avis Technique (ATec) ou Documents Techniques d’Application (DTA) édités par le CSTB. Ceux ne présentant pas de risque aggravé, relèvent de la technique courante et sont recensés dans la Liste verte de la C2P, qui est évolutive dans le temps.
Lorsque la C2P discerne un risque particulier, elle publie un communiqué de « mise en observation ». Celui-ci précise la famille technique concernée et décrit le risque reconnu, par exemple : absence de recul suffisant pour appréhender sa pérennité, pathologie existante sur des techniques similaires, conditions de mise en œuvre ou technicités complexes voire irréalistes par rapport aux conditions de chantier, coûts de réfection démesurés par rapport aux coûts des travaux, etc.
Les communiqués de mise en observation sont disponibles ▶️ ici.
Les Appréciations Techniques d’Expérimentation (ATEx), bien qu’elles ne soient pas examinées par la C2P, relèvent de la technique courante dès lors qu’elles reçoivent un avis favorable.
Toutes les techniques non couvertes par un document normatif, ni de Recommandations professionnelles acceptées par la C2P (Grands Programmes / Réemploi), ni de Règles professionnelles acceptées par la C2P, ni bénéficiant d’un Avis Technique (ATec) ou d’un Document Technique d’Application (DTA) en Liste verte de la C2P, ni d’une Appréciation Technique d’Expérimentation (ATEx) favorable, sont considérées en techniques non courantes.
Pour ces techniques non courantes, il est vivement recommandé aux constructeurs souhaitant soit les prescrire, soit les mettre en œuvre, de se rapprocher de leur assureur.
Les techniques de construction définies par référence à des documents normatif français – Normes et NF DTU – ou à des Recommandations professionnelles issues des Grands Programmes pilotés par l’AQC, sont qualifiées de facto en technique courante.
Les Règles professionnelles ou les Recommandations professionnelles de réemploi acceptées par la C2P, et donc relevant de la technique courante, peuvent être consultées en ligne.
Tout produit ou procédé bénéficiant d’un ATec ou d’un DTA en Liste verte de la C2P, ou toute ATEx favorable, est considéré en technique courante.
La technique courante désigne les réalisations d’ouvrage pour lesquels le risque de sinistralité est dit « normal », par opposition à la technique non courante qui désigne les réalisations d’ouvrage pour lesquels le risque de sinistralité est dit « aggravé ».
A contrario des techniques courantes, pour les techniques non courantes, les constructeurs souhaitant les prescrire ou les mettre en œuvre, doivent systématiquement se rapprocher de leur assureur. Elles pourront, selon les termes du contrat initial, faire l’objet de conditions spéciales d’assurance.

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